
![]() Cuvette jaune et observations sont les principaux éléments à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre les bioagresseurs de cette culture. Le charançon de la tige est l’insecte le plus préjudiciable pour les colzas. Ce petit coléoptère de 3 à 4 mm de long, de couleur gris cendré avec les extrémités des pattes noires, apparaît très tôt en début d’année, dès les premiers réchauffements (à partir de 12 °C) pour voler sur les cultures. Les femelles pondent à l’intérieur des tiges en dessous du bourgeon terminal une à deux semaines après le vol. Ces piqûres entraînent une réaction des tissus de la tige : les tiges se déforment, ce qui fragilise la plante et la rend plus sensible à des attaques ultérieures de parasites. Cela peut aller jusqu’à l’éclatement : la plante retombe au sol, se dessèche et meurt. Les pertes peuvent atteindre 70% du rendement en années sèches. Lorsque la tige atteint 20 cm, le colza devient beaucoup moins sensible. Difficile à observer directement, l’arrivée du charançon de la tige se fera avec la cuvette jaune à placer au-dessus de la végétation dès mi-janvier. En plus de la cuvette jaune et des observations, l’outil proPlant, accessible gratuitement sur le site du Cetiom (www.cetiom.fr), permet de prévoir les arrivées d’insectes sur le colza au printemps en utilisant les prévisions météo à 3 jours pour anticiper les vols et pontes d’insectes. ![]() Laëtitia TEMEN |
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