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Nicolas Sarkozy annonce que « les aides agricoles » seront maintenues pour 2011

Agri 72
31/08/2010 I Mise à jour : 16:21 I Commentaires 0 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Le chef de l’Etat s’est déplacé, vendredi 28 août, dans les Alpes de Haute-Provence dans une exploitation ovine. Il a annoncé que les aides de 2010 seront maintenues en 2011.

La visite de Nicolas Sarkozy, vendredi 28 août, dans une exploitation ovine des Alpes de Haute-Provence a « redonné de l’espoir aux éleveurs et représente un symbole très fort», selon Arlette Martin, chef de l’exploitation. Le président, accompagné de Bruno Le Maire, a réaffirmé sa volonté d’aller au-delà de la simple « défense des agriculteurs ». Le gouvernement a profité de ce déplacement pour annoncer une série de mesures concernant l’élevage.

Des aides sanctuarisées

Tout d’abord, la prime compensatoire de handicaps naturels (ICHN) « s’appliquera jusqu’en 2014. » Le gouvernement s’est engagé aussi de manière plus générale à ce que « les aides » (prime à l’herbe, ICHN…) des éleveurs soient « sanctuarisées » pour 2011. La prime à l’installation des jeunes agriculteurs sera aussi maintenue, soit près de 55 000 euros par actif pour un budget de 350 millions d’euros.

Loup, le foncier et environnement

Concernant le loup, le gouvernement a autorisé les « tirs de prélèvement » et créé une formation à la chasse spécifique de deux jours, financée par l’Etat. L’accès au foncier a été aussi au c½ur des débats avec la « création avant le 1er janvier prochain, d’une commission départementale de la consommation des espaces agricoles ». Cette mesure fait suite à celle du 13 janvier dernier qui impose « une taxe sur les plus-values des ventes de terrains agricoles devenant constructibles ». Nicolas Sarkozy a également envisagé « un moratoire sur les modalités administratives imposés aux agriculteurs et les obligations environnementales ».

Contractualisation et régularisation des marchés

Le président a fortement incité les éleveurs à « s’additionner » afin de « peser » face à la distribution. Mis à part les circuits courts, selon lui, « il n’existe pas d’autre solution. » Il évoquait implicitement les accords sur les prix qui soulèvent quelques inquiétudes auprès des éleveurs que le président a vite écartées. Autre combat mené par le gouvernement auprès de l’Europe: le respect des règles et contraintes sanitaires pour les produits importés. « L’Europe doit cesser d’être une passoire», s’est-il exclamé. De plus, Nicolas Sarkozy a réitéré son intention, lors de la présidence de la France au G20 et au G8 d’ici quelques mois, d’aborder le problème de la régulation des marchés, « car l’on ne peut pas continuer avec un quintal de blé qui passe du simple au triple ».

   
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