La FNSEA appelle les industriels « à un retour à la raison », c'est-à-dire, à la reprise des négociations et au respect de l’engagement du 3 juin 2009 qui fixe les règles de paiement aux producteurs en fonction du marché.
Les industriels laitiers continent de jouer solo. Les trois principaux transformateurs laitiers privés Lactalis, Bongrain et Bel ont décidé de fixer unilatéralement le prix du lait pour les mois de juillet et août. Ils proposent une hausse de 13,80 ¤/1000 litres, en se calant sur les prix allemands et sans suivre les recommandations de l’accord interprofessionnel du 3 juin 2009. Alors que compte tenu des éléments d’une conjoncture plutôt bien orientée, l’application de l’accord aboutirait à une à une hausse de 31,1 ¤/1000 litres sur le prix de base régional, selon la Fédération nationale des producteurs de lait.
C’est la raison pour laquelle, les producteurs de lait, un peu partout en France, ont effectué des démarches d’explication auprès des industriels. Leur mobilisation devrait s’accentuer dans les jours qui viennent si les industriels persistent à ne pas vouloir prendre en compte l’impact favorable de la conjoncture laitière. En Rhône-Alpes, la FRSEA a appelé au boycott des marques de ces grands industriels, comme le Camembert Président (Lactalis), Caprice des Dieux (Bongrain), voire la Vache qui rit (Bel)
En tout cas leur mouvement a reçu l’appui de la FNSEA. Elle appelle les industriels « à un retour à la raison », c'est-à-dire, à la reprise des négociations et au respect de l’engagement du 3 juin 2009 qui fixe les règles de paiement aux producteurs en fonction du marché. En d’autres termes à faire des propositions plus favorables qui tiennent compte de l’amélioration du marché.