
Bruno Le Maire, a appelé le 16 juillet à la levée de l'embargo frappant le b½uf français en Chine, à l'occasion d'une visite dans ce pays. « J'ai dit de manière très claire à mes interlocuteurs chinois, que ce soit mon homologue de l'Agriculture ou le vice Premier ministre (Hui Liangyu) qu'il n'y avait aucune raison pour maintenir cet embargo sur la viande bovine française », a déclaré le ministre Bruno Le Maire à Pékin le 16 juillet. Cet embargo avait été décidé après la crise de l'encéphalopathie spongiforme bovine dans les années quatre-vingt-dix. « Toutes les mesures nécessaires ont été prises, la France offre des garanties en matière sanitaire comme aucun autre pays dans le monde », a souligné le ministre, jugeant qu'une telle levée « serait un signe positif de la coopération franco-chinoise dans le domaine agricole ». Bruno Le Maire est venu en Chine notamment pour préparer le G20 sous présidence française, où seront abordées pour la première fois les questions agricoles, a-t-il affirmé. Un groupe de travail franco-chinois devrait d'ailleurs être constitué sur cette thématique. L'un des objectifs est de se pencher sur la question de la stabilité des marchés agricoles. … et réaffirme son opposition à la reprise des négociations avec le MercosurBruno Le Maire a réaffirmé le 16 juillet l'opposition de la France à la reprise des négociations pour un accord commercial entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela en cours d'adhésion). « Le gouvernement français n'était pas favorable à la reprise des négociations entre l'Union européenne et le Mercosur et je maintiens cette position », a déclaré le ministre de l'Agriculture en marge d'une visite à Pékin. Il a estimé qu'il en allait « de la vie de beaucoup de producteurs et d'éleveurs en France et dans les pays européens », jugeant qu'il ne fallait pas brader les « intérêts agricoles européens ». « L'agriculture ne doit pas être la variable d'ajustement des négociations commerciales internationales. Nous sommes allés à l'extrême limite de ce que nous pouvions faire en terme de concessions à l'OMC et en terme de négociations entre le Mercosur et l'Union européenne », a plaidé Bruno Le Maire. Il réagissait aux propos tenus le 14 juillet, à l'issue du 4e sommet UE-Brésil, par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva qui veut convaincre les Français de conclure un accord commercial d'ici à la fin de son mandat en décembre. Le Mercosur est un des principaux concurrents de l'Europe en matière de produits agricoles. Ecrire un commentaire
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