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Déjections animales : des analyses indispensables pour optimiser les apports.

Ludovic Mesme
19/02/2010 I Mise à jour : 16:44 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Cultures : la Chambre d’Agriculture préconise de faire analyser les fumiers et lisiers avant épandage.

Période propice aux épandages, le premier trimestre de l’année (après le 15 janvier) est un moment déterminant pour valoriser les déjections animales et exploiter cette richesse souvent sous-estimée. Cette richesse est d’autant plus grande que les effets « azote » sont, plus ou moins rapides. En découle une disponibilité immédiate ou une minéralisation dans les mois ou les années à venir. Inutile donc de rappeler que la connaissance exacte des teneurs unitaires est indispensable. Pour inciter les exploitants à faire analyser leurs fumiers et lisiers, le laboratoire de la Chambre d’agriculture (LARCA 72) lance une campagne promotionnelle du 22 janvier au 30 avril 2010.

Réaliser des économies et rationaliser ses interventions.
Les enjeux ? Déterminer avec précision la teneur en azote, de phosphore, de potasse, de magnésie et de chaux ainsi que le pourcentage d’humus présent dans les déjections. A partir de là, il s’agit d’adapter l’épandage et de calculer l’apport extérieur d’azote ou d’engrais minéral. A la clé : des économies, une rationalisation des interventions et le respect des contraintes environnementales. Autant d’aspects notamment indispensables en Zones Vulnérables, comme le précise Isabelle LECOMTE, responsable du secteur Agronomie-productions végétales-environnement de la Chambre d’agriculture . « au regard de la conditionnalité des aides PAC, la gestion des fertilisants doit être absolument maîtrisée et le calendrier d’épandage des différents types de fertilisants organiques doit scrupuleusement être suivi. Pour cela, les agriculteurs pourront se référer au Classeur Fertil (dont la version 4 est désormais à votre disposition) qui constitue un outil précieux de calcul et d’enregistrement. De plus la 4ème directive nitrate impose aux agriculteurs de posséder une analyse des effluents d’élevage datant de moins de quatre ans »

Les analyses de déjections sont plus que jamais nécessaires. D’autant que la mesure de la concentration des éléments fertilisants induit une précision que n’offrent pas les valeurs repères. En effet, comme le souligne Philippe RABILLER, conseiller spécialisé en productions végétales à la Chambre d’agriculture, ces dernières sont avant tout des références servant de base aux calculs : « en fumier bovins stabulation, la valeur de l’azote est estimée à 5,4 unités par tonne. En fonction de la conduite d’élevage, dans certaines exploitations, ces valeurs peuvent se situer en dessous ou au dessus (de 3 à 11 unités d’azote par tonne). Dans tous les cas, l’analyse est un outil précieux pour conduire les cultures exclusivement avec les déjections animales sans risque de perte de rendement ou de perte de valeur alimentaire pour le troupeau. C’est notamment très efficace pour le maïs et le tournesol ».

Pour tous renseignements sur les analyses, les prélèvements et l’optimisation des déjections animales, contactez le LARCA 72 (02.43.28.65.86) ou le service “Agronomie-Productions Végétales” de la Chambre d’Agriculture (02 43 29 24 24).


Ludovic MESME / Véronique BROCHERIEUX
Chambre d’Agriculture

Attention aux Prélèvements

Fumiers : extraire 1 kg, en 8 à 10 prélèvements , en essayant le plus possible d’atteindre l’intérieur du tas (des tarières peuvent être mises à disposition).

Lisiers : prélever 2 litres après avoir malaxé.

Dans tous les cas, les prélèvements doivent être adressés le jour même au laboratoire de la Chambre d’agriculture ou congelés.

Optimisation des déjections animales par culture

- août-septembre et janvier-février sur colza
- de mi janvier à fin mars pour le blé
- mars et avril pour préparer la campagne maïs.

Vous souhaitez connaître les valeurs fertilisantes des déjections animales avant épandage ?

Une solution : les analyses du LARCA 72

Le Laboratoire d’Analyses et de Recherche de la Chambre d’Agriculture de la Sarthe mesure :
- la matière sèche et organique,
- l’azote total et ammoniacal,
- le phosphore,
- le calcium, magnésium, potassium.

Le rapport entre la teneur en carbone et la teneur en azote (C/N) est aussi calculé.


Jusqu’au 30 avril 2010, bénéficiez de notre offre exceptionnelle : - 20 % sur l’analyse standard (MS, MO, NT, NNH4, P2O5, CaO, MgO, K2O, C/N).

Des analyses complémentaires sont possibles sur demande. Pour tous renseignements contacter le LARCA 72.

Economies potentielles

Prenons comme exemple l’apport de 30 tonnes de fumier bovin par hectare au printemps sur une culture de maïs, 30% de l’azote total du fumier sera utilisable par la culture de maïs.
Considérons un prix moyen d’ unité d’azote minéral à 0.61 euros.
Le tableau ci-dessous vous montre les économies potentielles en fonction de la teneur en azote du fumier.

   
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